samedi 6 juillet 2013

Un samedi comme un lundi

Aujourd'hui, je travaille. Je me sens exactement comme un lundi.

C'est fou comme les jours de la semaine n'ont aucun sens fixe quand on est travailleur autonome. Tout le monde attend la fin de semaine. Moi, hier soir, je savais que mon samedi aurait des airs de lundi.

Et c'est correct.

Je ne suis ni fâchée, ni amère. Je sais que j'ai eu des samedis cette semaine. En fait, j'ai toujours des bouts de samedi dans mes journées quand je décide que j'ai assez pensé (ou trop pensé), quand je me donne la permission de faire une sieste, quand je décide de poursuivre ma lecture quelques chapitres de plus au soleil, quand je joue à un jeu de société en plein milieu d'après-midi avec les enfants, etc.

C'est un peu tous les jours lundi, tous les jours samedi!

Je me dis que je ne serais pas capable de revenir à un horaire fixe. Non, pas "pas capable", car on s'ajuste toujours. Et je ne suis pas une mésadaptée des horaires. Mais je ne voudrais pas y revenir. Je suis bien ainsi. Et ce n'est pas parce que je travaille moins. Oh non! En fait, je travaille plus que jamais dans ma vie, je pense. Mais je travaille à ma façon, dans mes horaires, en sachant mes heures de productivité extrême, en écoutant plus mes idées et mes inspirations, au lieu de m'enfermer dans un cadre trop fixe. La flexibilité est une donnée précieuse. Et pour un travail créatif, c'est trop génial.

En plus, j'ai tellement de choses que je voudrais faire, essayer et découvrir encore. Je compte donc en profiter... Parce que du temps, on en a, mais pas tant que ça... Et je refuse aussi d'attendre. Éternelle impatiente, je sais. Mais autrement, pour moi, la vie n'aurait pas de sens. Je ne comprends pas ceux qui attendent. Moi, je me garocherais partout des fois. Tellement que ça me fait peur et qu'il faut que je me contrôle et recentre mes projets. Je le fais, mais ça me fait mal. J'ai peur de manquer de temps...




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