samedi 9 février 2013

Lus et aimés

J'ai l'air d'être groupie, mais voici deux textes que j'aime bien écrit ou relatant les propos de Danielle Verville.

D'abord, iPod et minijupe au 18e siècle, par Louise Royer, un billet signé par Danielle sur le blogue de Coupdepouce.com. Chaque vendredi, elle nous fait découvrir un coup de coeur en littérature jeunesse. Je ne peux pas ne pas aimer... J'ai un fort parti pris! Mais dans ce dernier billet, elle parle de la transmission de la passion de la lecture en mettant en scène une mère désespérée qui voudrait tant que sa fille lise, mais qui, elle, ne lit pas. En effet, comme dit Danielle, il ne faut pas faire semblant d'aimer lire ou simplement dire qu'il faut que sa fille aime lire pour que la magie opère. «Je ne suis pas pédagogue, mais je suis convaincue que faire semblant de lire ne sert absolument à rien. Pour aimer la lecture, il faut aimer ce qu’on lit. Et pour aimer ce qu’on lit, il faut pouvoir choisir ses lectures.» Je suis de cet avis aussi.

C'est le Salon du livre jeunesse de Longueuil (jusqu'à demain!) et je suis toujours heureuse voir des enfants traîner leur budget dans un Ziploc et le dépenser comme bon il leur semble dans le salon.Ils se choisissent des livres pour eux. Pas pour leurs parents. Je le sais, car ma fille et moi n'avons pas du tout les mêmes goûts. Elle trippe «fantastique» et «science-fiction» tandis que j'ai les deux pieds dans le réel. Pour preuve: elle n'a pas encore lu ma série «Les secrets du divan rose». Mais il faut aussi que le parent soit capable de guider l'enfant. Lui montrer toutes sortes de livres, mais le laisser aussi se choisir lui-même des livres à la bibliothèque (même de trop grosses encyclopédies alors qu'il est en maternelle ou un ième BD en sixième année!). Car un coup de coeur, ça ne se commande pas. Ça arrive par hasard, bien souvent. Et paf! Une fois l'étincelle allumée, ça ne s'arrête plus...

Le deuxième texte, c'est Le monarque, c'est moi. Un excellent papier de Lisa-Marie Gervais dans Le Devoir. Est-ce que les parents se mêlent trop de la vie de l'école? À qui ça nuit? À qui ça profite? Et dans ce texte, qui avoue être un monarque? Danielle! Tant mieux! Je crois qu'on doit être monarque dans la vie scolaire de nos enfants. On peut l'être dans le bon sens, quoiqu'après avoir lu la finale de l'article, on se demande quel est le vrai de vrai bon sens (y en a-t-il deux?).

Bonne lecture!

 

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