jeudi 26 mai 2011

Oprah et moi

Non, je ne la connais pas.
Non, je n'écoutais même pas régulièrement ses émissions. Je n'en ai jamais regardé une en direct en entier, je pense.

Mais oui, je la trouve inspirante. J'aime ses magazines. J'aime surtout sa façon d'aborder la vie et comment elle la transmettait aux autres.

Un gourou? Je ne pense pas. Elle s'est bati un empire $$? Oui, et? Ça ne me dérange pas. Moi, je vois surtout qu'elle encourageait les gens à vivre leur «best life». Lui en vouloir parce qu'elle a fait cela tout en empochant des millions? Ça m'enlève rien qu'elle gagne des sous...

Elle donnait aussi la petite tape que beaucoup ont besoin pour avancer, pour oser, pour se tenir debout parce qu'autour d'elles, personne ne les aide, encourage ou supporte. Elle donnait aux autres le droit de rêver. C'est fou comment certains ont besoin de se faire dire "C'est correct que tu veuilles faire cela! C'est ok de rêver!". Elle disait aux femmes qu'elles devaient être responsables de leur vie, de leur bonheur et ne pas attendre que les autres le forgent à leur place. Je n'ai pas besoin que quelqu'un me le dise, mais si d'autres en ont besoin: pourquoi pas? Et franchement, on a tous des moments de doute et ça rassure d'entendre ce qu'elle dit. Ça peut juste nous donner un autre élan quand on vient à manquer un peu de souffle.

J'ai beaucoup aimé son discours de clôture. Vraiment. Je l'ai trouvé inspirant. Ça résonne en moi. Comme un écho à ce que je crois.

Et j'ai lu sur Facebook, sur le profil de Christine Michaud, une petite traduction libre d'un passage du discours d'Oprah: «Vous êtes responsable de l'énergie que vous créez pour vous-mêmes et pour celle que vous apportez aux autres. N'attendez pas que quelqu'un vous sauve, vous complète ou vous console.»

Certains croient que c'est prêcher l'individualisme. Non. C'est de prendre en main, soi-même, notre vie. Ne pas attendre que le destin, les autres nous disent quoi faire ou comment le faire. C'est de prendre les moyens d'y parvenir. De foncer droit vers cette vie qui résonne en moi. Pour enfin sentir qu'on est exactement là à la place qu'on devrait être...

J'y crois...

AJOUT: «S'il y a une leçon que je veux que vous gardiez, c'est d'apprendre à connaître ce qui allume le feu en vous, afin qu'à votre façon, vous puissiez éclairer le monde. Nous avons tous une vocation. Votre vrai travail dans la vie est de la trouver et de la réaliser. Vous avez le pouvoir de changer la vie des gens autour de vous. Peu importe où vous êtes.
Nul autre que vous n'est maître de votre vie. N'attendez pas que quelqu'un vous sorte du pétrin, vous complète ou vous change. Lorsque vous êtes responsable de votre vie, vous êtes libres.» O.W.

samedi 21 mai 2011

De moi à moi

Ça y est! Je passe à l'action. Je m'offre un cadeau. En prévision de la fin de l'écriture de mon 7e divan rose (d'ici quelques jours). Et ce malgré plein de contraintes nouvelles, d'imprévus, de retard et de beaucoup de travail...

Je m'offre un magnolia.

J'ai toujours aimé ces arbres qui fleurissent avant même d'avoir des feuilles. Qui offrent le meilleur d'eux-mêmes tout en se gardant assez de force pour la suite des choses... Pendant des années - et encore aujourd'hui, au mois de mai, je me promenais dans les rues pour observer ces arbres. J'aimais les débusquer jusque dans la cour des gens. Je les voyais de loin. Ils sont si beaux ces arbres. Délicat et majestueux à fois. Pour moi, ils sont le symbole du printemps et du renouveau. Ils me rappellent que bientôt tout sera verdoyant.

En cherchant sur le net, j'ai appris que la fleur de magnolia représente la force et la dignité. La force. Je regarderai mon arbre chaque fois que j'aurai besoin d'un peu de force. Je l'aurais bien regardé ces dernières semaines... parce que j'ai eu droit à un puissant coup de fatigue alors que j'avais mille projets à boucler! (c'est toujours ainsi!).

Bref, c'est aujourd'hui que je vais chercher un petit magnolia. Je le planterai devant la maison, devant la fenêtre de ma chambre. Un jour, quand il aura grossi, je le verrai peut-être de mon lit au petit matin. Génial.


mercredi 18 mai 2011

C'est aussi avec de la pluie ...

Il faut de la pluie pour avoir de fabuleux arc-en-ciel... Ne pas l'oublier.

La pluie et moi


J'aime le réveiller avec un rayon de soleil persistant qui tente de percer mon rideau. Je trouve cela invitant, dynamisant et énergisant. Depuis quelques jours (et encore plusieurs!), c'est la pluie qui résonne au petit matin. Un ciel gris. Un printemps aux allures d'automne. Une noirceur constante.
J'avoue que mon moral en souffre parfois. Il me semble que mon café doit être plus fort, que je dois me motiver plus et qu'il manque un peu de pep dans mon soulier.

Mais la pluie a aussi du bon. Mon jardin gorgé d'eau pousse à vue d'oeil. Époustouflant. Je me promets de prendre des photos aujourd'hui justement. Et la pluie nous donne le droit d'être un peu marabout (et de mettre cela sur le compte de la méchante météo!), de flâner, de rester en pyjama, de partir bouquiner longtemps à la bibliothèque. La pluie nous donne envie de rester chez soi, de cuisiner, bricoler, de rêver à notre futur jardin. On peut même refaire un feu dans la maison. Aussi, la pluie m'encourage à travailler; je ne suis pas tentée d'aller jouer dans mes fleurs ni d'aller lire le nez au soleil. Et on sort (ou s'achète!) un super parapluie flamboyant et nos bottes d'eau rigolotes!

Et la pluie joue une douce musique qui m'endort. Le tambourinement des gouttes de pluie contre la fenêtre, c'est magique. Et il y a cet odeur aussi, celle de l'«après-pluie» qui porte des parfums uniques.

On est facilement déprimé par la pluie, mais à part si on est inondé comme dans certaines régions du Québec (mes pensées pour eux!), on devrait juste voir la pluie d'un autre oeil... Il y en a des bons côtés et la pluie ne dure pas toujours...

mardi 10 mai 2011

Les bonheurs du printemps

J'aime le printemps et les entre-saisons en général, je le dis assez souvent. Mais ce matin, café à la main (dans ma tasse souvenir de Nantucket qui, à chaque fois que je l'utilise, je me promets d'y retourner....!), mon jardin sous les yeux et le soleil qui se pointe par chaque fenêtre, j'ai décidé de faire un collier de ces petits bonheurs printaniers. Des trucs tout simples, des constatations qui donnent le sourire, une observation qui fait du bien, etc. Rien d'extravagants, juste des petites pointes de bonheur qui arrivent dans ma vie, comme les premières pousses timides que je vois dans mon jardin. Des pousses qui fleuriront en des bonheurs plus grands, peut-être. Mais peut-être pas non plus, et c'est très très bien ainsi.

Je commence. À vous d'en rajouter...

- mettre ses souliers sans bas pour aller dehors, même au petit matin.
- avoir hâte que chacun des ensembles de tulipes fleurissent pour connaître leur couleur (je ne m'en rappelle plus d'année en année)
- voir le premier lièvre sur mon gazon
- lire dehors à 20h le soir parce que le soleil n'est pas encore couché... avec une petite doudou
- faire des bulles de savon
- me sentir moins «pesante» sans mon gros manteau
- ressortir mon vieux manteau de jeans que j'aime tant
- flâner dans une pépinière
- renouer avec les ventes de garage
- installer une mangeoire d'oiseaux et les observer
- découvrir les magnolias en fleurs un peu partout dans ma ville

- les repas sur le BBQ
- les pique-niques improvisés au parc
- les rosés partagés entre amis dans la cour
- le retour de la corde à linge
- les nouvelles odeurs portées par le vent
- voir le soleil se coucher dans un nid complètement rouge
- se balancer sur une balançoire au parc

J'en rajouterai d'autres au fil des jours...