samedi 29 janvier 2011

S'aMUSE avec du papier de soie

Bon, bien ça y est. La folie du art journaling vient de me frapper. De plein fouet! Je capote! Il y a tellement de possibilités. Et ça me permet tellement d'alimenter mon inspiration. Mes histoires poussent mieux dans un contexte créatif. Je prends des notes. Ne suis pas capable de les écrire, mais tout se met en place...

Aujourd'hui, Adèle m'a proposé de jouer avec du papier de soie. Voici ce que ça a donné. Avec le texte d'une chanson de Jean-Pierre Ferland - Avant de m'assagir - que j'adore, qui me représente...














Merci à Évy de me suivre dans cette folie...

jeudi 27 janvier 2011

S'aMUSE


J'ai trouvé sur Youtube des vidéos créatifs qui montraient comment s'amuser avec du «masking tape». J'ai essayé ce matin.
J'ai adoré. Et je recommence ce weekend avec les minous!

Avec de la musique en bruit de fond, des chansons qui faisaient danser, dans ma tête, des centaines de mots. C'est ainsi que j'ai trouvé ce que j'allais écrire dans mes pages quand elles seront sèches.

Photos de mon parcours créatifs matinal.


Le nécessaire (voyez le café!!)

Hop! Je peinture au couteau... c'est génial!
Voyez les traits!
Et hop! Mon ami le masking tape!


On continue tant qu'on n'est pas satisfaite du résultat...

On rajoute au pinceau comme on le sent...



Mon arbre de «masking tape». C'est presque joli!

Laissez des traces. Créer. Imaginer.

mercredi 26 janvier 2011

Mes matins, mes petits riens

(suite à la demande de Mamanbooh! pour sa recherche de petits riens)

J'adore les matins. Ils sont plein de promesses. Ils sont remplis de petits riens que j'adore.

D'abord, le réveil sans cadran. Magique.
Revoir autour de moi ce que je faisais la veille avant de m'endormir (mes cahiers, un crayon, un magazine, un livre, etc.).
Toujours mon amoureux près de moi. Parfois un p'tit ouistiti qui est venu se blottir contre moi.
Ensuite, rapidement (peut-être trop!), je me lève. J'aime avoir un «bout» de matin en tête à tête avec moi.
Ma maison toute endormie. Calme. Silencieuse. Pleine.
Je prépare doucement le café, je m'installe à l'ordi. Je lis mes courriels, je jase sur MSN avec une copine, j'envoie un ou deux tweets. J'en lis plein. Je fais le tour de l'actualité. J'écris un billet ici et là. Je pense, je note, je planifie, je pense.
Le café est prêt... miam!
Ensuite, une douche rapide avec un savon au pamplemousse et au romarin. Une séance de «crémage» intense. Ensuite, puisque tout le monde dort encore, je choisis si je travaille tout de suite, je remplis mon journal créatif, je débute une histoire, je tricote un peu ou je lis.
Encore du café...
Et puis... poum poum poum! J'entends des pas dans le corridor. JeuneHomme encore fripé par son sommeil arrive près de moi non sans avoir marché tout croche (car ses yeux sont encore fermés!). Tout en baillant, il fait le constat, chaque jour, : «Y fait beau! C'est le matin!»... Pour lui, «il fait beau» ça veut dire qu'il ne fait plus nuit... Que le jour est là! Que la journée peut commencer. Chaque fois, je lui tends les bras et il vient se coller. Je le prends dans mes bras. Le flatte. Le bécote. Des fois, même, on va se bercer doucement dans le salon, dans la maison encore silencieuse, endormie... Je savoure ces instants, où il se colle encore, qu'il me donne des petites tapes d'amour dans mon dos...
Après cette séance de câlins, il se réveille d'un coup! BING! Il devient le petit clown. Je suis privilégiée de le voir entre deux mondes pendant quelques instants.

Je réveille sa soeur, mon amoureux. Double séance de «bon matin». On déjeune. Le lunch. L'autobus. La garderie. Je reviens à la maison vers 8h50... prête à commencer ma journée, le coeur rempli de tous ces petits riens... ces merveilleux petits riens qui me font aimer ma vie.

mardi 25 janvier 2011

Non, pas de chance!

(Marie-Julie Gagnon m'a fait réfléchir avec son billet ce matin.)

La chance, j'y croirai quand je gagnerai à la loterie. Ça, c'est de la chance.

La chance de faire ce que je fais? La chance de faire ce que j'aime? La chance d'avoir la vie que j'ai?

Non. Ce n'est pas de la chance. C'est du travail. Des choix. Des renoncements. Des plongeons sans assurance de filet. Des essais. Du boulot. Des semaines (des mois?) plus durs. De l'incertitude aussi. Mais la certitude d'avoir fait,un jour, le bon move alors que tout le monde autour de moi craignait le pire.

Non, je ne me considère pas que c'est la chance qui m'a menée où je suis. J'ai travaillé pour y arriver. Fort. Dur. Et j'ai douté. Dans les débuts, les contrats ne venaient pas à moi. J'ai du convaincre et j'ai du vendre mon travail (et je suis poche!). Je considère que là, je récolte. Enfin.

Là, ça va très bien. Mais ça n'a pas toujours été ainsi. Et rien ne me prédit que ce sera encore comme cela dans un an. Mais c'est cette vie-là que j'ai choisi. Chaque jour, je suis contente. Heureuse de ce que je fais. J'ai dit «oui» à moi et mes envies, mais on oublie souvent que j'ai aussi dit «non» à un salaire régulier, à des assurances, à des cotisations de REER, un régime de pension, à des semaines de vacances payées, etc. Je ne m'en plains pas, mais je grince des dents quand on me dit simplement «tu es chanceuse».

Ce n'est pas de la chance. Je ne sais pas trop ce que c'est... de la détermination? du courage? de l'égoïsme? du travail? de la persévérance? Aucune idée. Mais pas de la chance.

Il y a plusieurs explications dans les commentaires au billet de Marie-Julie. Plusieurs qui poussent à la réflexion. Celui-ci que je préfère: «On fait des choix et ceux qui crient à la chance devant les beaux côtés de nos choix ne sont pas toujours prêts à faire ces même choix pour obtenir les même bénéfices.».

dimanche 23 janvier 2011

Moi... par bout....

«je suis un peu entre deux chaises, debout entre deux paradis»

C'est comme cela que je me sens souvent. Et pas facile de choisir. De vivre bien les deux paradis. On s'ennuie de l'un quand on est dans l'autre. On se sent un peu, mais presque continuellement, comme si on vivait deux moitiés de vie. Cette année, je veux réussir, mieux (pas parfaitement) à vivre mieux cette dualité... ma réalité. Accepter de ne pas tout être en même temps. De ne pas pouvoir être ce que je veux dans tous les instants. Je ne choisis pas toujours. Mais je peux au moins choisir de bien vivre chacun de ces moments. Vivre dans le présent. Ni trop dans le passé, ni trop dans l'anticipation. Pour plus de douceur...

Je crois que ce sera la clé.


Un de mes extrait préférés

On vit une petite vie, riche et remplie. C'est mieux qu'une grande vie sans passion...
Avouez qu'on se pose beaucoup (BEAUCOUP B.E.A.U.C.O.U.P!) de questions sur nos vies.

L'important? L'aimer. La transformer pour qu'elle devienne encore plus à notre image.
C'est ce que je fais chaque jour.
Et je l'aime, ma vie!

mercredi 19 janvier 2011

Le bonheur à la une

Un intéressant dossier du journal Métro sur le bonheur. Probablement difficile de faire le tour de la question, mais tellement inspirant à la fois. J'aime. Beaucoup.

jeudi 13 janvier 2011

La démarche plus que le résultat

Difficile parfois de ne pas viser un certain niveau de résultat dans tout ce qu'on entreprend? Depuis quelques jours, j'enchaîne les animations dans les classes et les bibliothèques. Inévitablement, on me pose la question «Est-ce que c'est toi qui fais aussi les illustrations dans les livres?». Je réponds toujours la même chose en rigolant un peu: «Non! Je ne suis pas très bonne. Je suis capable de dessiner une fleur et un bonhomme allumettes et c'est à peu près tout!». Depuis des années que je réponds cela à cette question.


Cette semaine, ma réponse m'a parue étrange. On aurait dit que je n'arrivais plus à la dire. Je m'embourbais dans mes mots. Ma réponse sonnait étrange. J'ai compris. Autant, je leur dis aux enfants d'écrire, même s'ils font des fautes, même si ce n'est pas écrit parfaitement, même si parfois on cherche nos idées, autant tout à coup, je leur dis que moi, je ne dessine pas parce que je ne suis pas bonne. Ce n'est pas ce que je veux leur transmettre. Je veux qu'ils prennent plaisir à écrire ou à dessiner... pour l'acte, et non seulement pour le résultat. Juste pour le plaisir. Juste parce que ça peut leur faire du bien. Juste comme cela. Juste parce qu'on sent un élan.

Je n'écris pas d'abord parce que je suis bonne à écrire, mais parce que j'y prends plaisir. On aurait beau avoir le plus grand talent du monde, si écrire ne nous dit rien, ne nous allume pas... est-ce mieux?

C'est un peu pêle-mêle comme réflexion. C'est que je veux transmettre aux enfants que même si je ne suis pas bonne en dessin, je prends plaisir quand même à dessiner et que je ne m'empêche pas de sortir mes crayons de couleur et ma peinture à l'eau pour laisser aller mon imagination et sortir mes émotions. Ensuite, seulement, ensuite, on verra le résultat. C'est plus l'état dans lequel j'étais qui importe le plus... Le reste, ça viendra... ou pas! ;-)

lundi 10 janvier 2011

Les mots des autres

J'aime lire. J'aime les mots. J'aime surtout voir comment les autres jouent aussi avec les mots.

Je viens de découvrir le site Meunier tu dors, site de l'artiste Denis Meunier via le blog de M comme maman.

Je dois remettre mon manuscrit aujourd'hui, mais ce sera ma récompense. Mon moment doux à moi, plus tard dans la journée, que de lire tranquillement les textes de Denis Meunier.

J'aime les échanges de bons liens! youpi!

samedi 8 janvier 2011

Devenir adulte

«... ma grande qui se transforme en adulte
et mon bébé qui en fait autant....»

Ce bout de chanson de Lynda Lemay - Entre deux paradis -, je l'ai qui tourne en boucle dans ma tête depuis des jours.

Ma fille a eu 8 ans.

8 ans.

Ce n'est plus un bébé. C'est une petite fille tremblante un pied dans l'enfance, l'autre sur quelque chose qui ressemble à l'adolescente. Elle entre dans une ère de contradictions. Elle veut rester petite, mais a «la folle envie d'être encore plus grande». Ça la déchire, je le vois, je le sens. Quitter un monde douillet pour un autre, invitant, intriguant, mais où on n'est pas en terrain connu: c'est pas si facile de choisir. Elle réfléchit plus, pense plus, se soucie plus, analyse plus, mais aime toujours autant, tellement fort. Pas de doute, elle se transforme en adulte, doucement peut-être, mais c'est cela.

Devenir une maman, c'est rendre nos enfants autonomes et responsables. C'est les amener à n'avoir plus autant besoin de nous. C'est les regarder partir, chaque jour un peu plus. C'est quand même un drôle de contrat que d'être parent. Mais quand je regarde ma fille se transformer, je suis bien fière aussi. Mon coeur se tord un peu (beaucoup parfois), mais je ne veux pas toucher à ses ailes. Elle prend son envol. Je ne peux pas la retenir. Je ne peux que l'accompagner. Être là. Toujours. La guider, si elle veut. Lui donner des conseils, même si elle ne les écoutera pas. Lui imposer des limites qui ne feront pas son affaire, mais le faire quand même (et elle se rendra compte justement que c'est parce que je l'aime). La consoler. Lui parler. Et l'écouter.

***

Je me surprends à être plus pensive, plus émotive, plus songeuse quand vient le jour de la fête de mes enfants. Encore plus, celui de ma fille. Car c'est précisément ce jour-là que je suis devenue maman. Le 8 janvier 2003, je suis allée au bout de moi, de mes limites, de mes forces, puis elle est (finalement!) née... et depuis, c'est la même chose! Si on pense que l'expérience de l'accouchement est une expérience inoubliable; ce n'est que le début! Le reste - notre vie de maman - est tout aussi puissant et troublant. On va au bout de nous. Toujours. Tu changes, ça oui. Sans toutefois se renier. Mais tu ne dors plus de la même façon autant que tu penses différemment. De mon côté, j'ai senti aussi un désir fou de changer le monde, de laisser ma trace, de vivre encore plus intensément, de lui montrer que tout est possible.

Voici ce que j'ai écrit pour Mamanpourlavie.com, quand MissLulus était petite. Ça résume un peu:

«« Vis!! », me crient les grands yeux de ma minounette depuis un peu plus de deux ans. «La vie est belle, mords-la, fonce! Fais-lui confiance! » qu’elle me répète sans le dire véritablement. Chaque jour, le regard franc de ma fille me motive à aller de l’avant jusqu’au bout de moi. J’ai gagné de la force, du dynamisme, une motivation nouvelle et un élan créateur explosif à son arrivée. J’ai pris le pari de ne jamais la décevoir et de lui montrer que tout était possible. Elle m’a donné des racines dans un monde en mouvance; j’allais lui donner des ailes. Je serai celle qui soufflera sous ses ailes pour qu’elle vole vers ses rêves. C’est un engagement solennel!»
(extrait de l'article Naître maman)

J'aime être une maman de toutes les parcelles de mon corps. Toute. Je me sens une meilleure personne. C'est un peu comme si j'avais eu une autre chance de voir et revoir la vie avec des yeux nouveaux. On se surprend à s'émerveiller encore, à porter une nouvelle attention dans les minuscules détails, à savourer encore plus tous les instants qui passent, etc. Et être maman m'a apprise l'humilité, le travail, l'effort, la gratitude, la reconnaissance, etc.

«Des leçons simples, elle m’en donne chaque jour. Depuis, petit à petit, je modifie la façon dont j’aborde la vie. Quand je vois Adèle me tendre la main pour descendre quelques marches d’un escalier, j’apprends que l’on peut demander de l’aide quand on se sent chanceler. Quand Adèle s’exclame, pimpante, « Bravooo! » parce qu’elle a réussi à enfiler ses pantoufles, je comprends que la vie est faite de multiples petites victoires qui pourtant passent souvent inaperçues. Quand Adèle est contentée par un petit cornet de crème glacée même si le voisin a un gros sundae cerise, fraise et chocolat, je me rappelle qu’un verre est autant à moitié plein qu’à moitié vide. Quand Adèle reçoit une babiole du magasin 1 $ et que ses yeux brillent de plaisir, je saisis qu’on ne remercie pas assez la vie pour ce qu’elle nous apporte.»
(extrait de l'article Naître maman)

Je n'ai pas eu un parcours parfait, c'est sûr. Je n'ai pas tout suivi à la lettre. J'ai pogné les nerfs, j'ai élevé le ton, été «à boutte», découragée, triste, etc. Comme tout le monde. La famille nucléaire n'a pas tenu le coup. Je ne suis pas restée, entre autres pour lui montrer qu'il faut se respecter assez dans la vie pour prendre des décisions qui font parfois très mal. Mais je lui ai aussi montré que la vie ne s'arrête pas. On s'est reconstruit une vie qui nous ressemble. Je suis à nouveau amoureuse et heureuse et elle profite tout plein de ce nouvel état. Bref, j'ai dérogé des règles, j'ai fait à ma tête, j'ai suivi mon coeur. J'ai été fièrement une (Z)imparfaite. Mais je me suis écoutée, restée fidèle à moi-même. J'ai fait mes choix pour moi, pas pour épater la voisine. Je refusais obstinément de devenir quelqu'un que je n'étais pas. Cela n'aurait pas été juste pour elle (et son frère qui est venu ensuite!). Selon moi, on peut changer sans se renier, s'oublier.

Mais j'ai eu du plaisir. Beaucoup. J'ai aimé ce saut dans le vide. Ce plongeon. Cette aventure. Et je compte bien continuer d'être heureuse et de parsemer les années à venir d'une foule de moments qu'on partage elle et moi et «qui me font aimer la vie plus fort»
- prendre un café de pitounes au Starbucks
- sa main dans la mienne
- quand elle vient se coller au petit matin, un moment douceur avant de commencer nos journées!
- lire ensemble
- les «in side» entre nous
- les fous rires
- jouer à des jeux
- nos escapades «massage» entre filles
- notre cahier de lettres qu'on s'échange, matin et soir
- les projets qu'on élabore...
- plus, toujours plus, encore...

Oui, elle devient une adulte. Tranquillement. Et c'est merveilleux, finalement! Oh oui! Alors, je vais savourer...

Doucement vers 2011


J'aime les projets qui me mènent vers l'avant. Même si cette année, j'ai décidé de ralentir la cadence, j'ai besoin d'avoir des défis personnels. Alors que l'an dernier, j'ai essayé de noté tous les livres lus avec mes enfants sous la rubrique 2010 en livres, on s'est rapidement fait avoir... on lisait plus vite qu'on écrivait! Puisqu'elle est capable de lire seule, il lui arrive de continuer une lecture (ou d'en commencer une autre) sans moi. J'ai perdu le fil. Mais on cherche encore un moyen de garder des traces de tout cela. Je vais essayer de mettre, ici, mes plus grands coups de coeur.

Donc, depuis le 1er janvier que je cherche une idée. Et j'ai trouvé. Un mot, une courte histoire. 26 lettres, 52 semaines. Le défi est réaliste. Je vais fouiller dans le dictionnaire pour trouver un mot qui m'allume, ou simplement ouvrir mes oreilles, et écrire un début d'histoire, quelque chose de simple, qui coule avec ce mot. On verra bien où cela me mènera.

J'ai envie de jouer encore plus avec les mots cette année. D'en découvrir. d'en noter encore plus. Hier, durant une des animations, j'ai demandé aux enfants de me sortir des mots qu'ils aimaient. J'en ai retenu quelques-uns: jujube, yéti, jello.

Alors c'est mon Défi mot 2011.

Je suis fière car un mot par deux semaines, ça ne me met pas une pression énorme. Au départ, je me disais un mot par semaine (j'avoue, j'ai même songé un mot par jour!), puis je me suis auto-calmée. Ralendir. Douceur. Moins. Mieux. Ce projet me ressemble, ne m'étouffe pas et me porte vers l'avant, c'est ce qui est important!

Et vous, vos projets ou idées?

jeudi 6 janvier 2011

Les parenthèses qui font du bien


Lâcher prise est une expression à la mode. On la recherche tous, mais en même temps on se met plein de frein. On croit que lâcher prise, c'est ne plus se soucier des autres, s'en foutre, même. Pourtant ce n'est pas cela. Je le sais, probablement comme vous, mais j'avais de la difficulté à définir le concept. Et voilà que je trouve la réponse en préparant un article. (quand ça arrive, je trouve que ça ressemble presque à un «signe»...)

«Lâcher prise ne veut pas dire ne rien faire ou se désintéresser des choses. C'est se mettre entre parenthèses dans le monde dans lequel on vit, sans pour autant s'en extraire. On agit sans être en réaction et sans se focaliser sur une idée, un vouloir ou un désir qui obscurcissent notre horizon. On devient présent au présent, avec nos yeux, notre odorat, notre toucher, notre ouïe. C'est avant tout un état d'esprit qui consiste à se mettre en résonance avec ce qui nous entoure, sans résister. Ainsi l'on va dans le mouvement de la vie.»

Alors, j'espère être capable de mettre des parenthèses dans ma vie. J'en mets déjà beaucoup dans mes textes, mes récits, même dans le titre des (Z)imparfaites. Je n'avais pas vu le lâcher prise ainsi, mais l'explication me va. Alors de temps en temps, je vais visualiser des parenthèses autour de moi... et je vous en souhaite tout autant.



mercredi 5 janvier 2011

En préparation...


Je prépare deux animations en littérature. D'abord, pour des élèves de 3e et 4e année qui veulent que je leur raconte mon parcours de lecteur comme d'auteur. Ça promet d'être intéressant!

Aussi, je prépare une présentation à des étudiantes qui deviendront bientôt des éducatrices en services de garde. Nouveau plongeon. J'ai ressorti mes notes de cours. Je pourrais leur parler de tellement de choses: l'évolution du livre pour la jeunesse, les types de livres que l'on retrouve, les différentes pistes d'exploitation possibles, comment développer le plaisir de lire, etc. Ce sera la première fois que je ferai une conférence pour les adultes, pour les aider à bien exploiter les livres avec les jeunes... et ça fait longtemps que je veux le faire. Je suis contente de débuter l'année ainsi. Si tout se passe bien, je monterai peut-être un atelier que j'offrirai aux éducatrices et aux professeurs. Autant mettre à profit ce que j'ai appris, étudié, lu et analysé dans mes cours de littérature jeunesse. Qui sait? C'est un nouveau chemin que j'ai hâte de fouler... (Merci Julie de me permettre de sauter dans ce nouveau projet!).

Aussi, en fouillant dans mes notes et en ressortant mes cahiers, je suis tombée sur d'innombrables découpures de journaux (maniaque, je sais... J'en ai beaucoup, mais j'en ai aussi jeté beaucoup!). J'ai retrouvé beaucoup d'articles et de lettres de lecteur signés par Dominique Demers. Un extrait a retenu mon attention:

«... le plus important, c'est que quand on aime lire, on est un peu plus libres, un peu plus géants.»

Y a-t-il quelque chose à rajouter? Tout est là.

mardi 4 janvier 2011

C'est fini!


C'est dans le ton de mon mot de l'année. Je n'ai plus envie de courir. Ou de donner l'impression de courir. C'est fou le nombre de personnes qui nous disent «Je suis tellement occupée», «J'ai plein de trucs à faire», «Je n'arrête jamais», «Mon agenda déborde», «On n'arrête pas...». Moi, cette année, c'est tout le contraire. Je veux m'arrêter. Prendre du recul. Apprécier. Savourer. Je veux prendre mon temps. Ne pas faire partie de la course. Ne pas prendre l'autoroute, ne pas chercher à aller plus vite. Je veux y aller à mon rythme. Je ne tourne pas le dos à mes projets. Ohh non! J'en ai même d'autres en tête, encore. Plusieurs. Mais je ne veux plus me sentir «prise» par eux. Je veux avoir du temps pour en profiter... pas les vivre à toute vitesse sans les voir!

Pourquoi avons-nous besoin de montrer aux autres qu'on est occupés pour se sentir en vie? Parce que je manque de temps, c'est signe qu'on est productif? efficace? Dans le vent? En préparant un article pour Coup de Pouce sur la détente, j'ai discuté avec des psychologues sur ce sujet. Les gens ont besoin d'être occupés. Pour moins penser. Pour se croire efficace. Plus notre agenda déborde, plus on est «hot». C'est un des grands malaises, parait-il, de notre société exigeante et valorise la «performance» plus que le plaisir ou même la réalisation. Performer et (se) réaliser, ce n'est tellement pas la même chose.

Donc, je ralentis la cadence. Je vais essayer de pouvoir réellement répondre plus souvent à la question «Es-tu bien occupée?» par un simple non. Il y a déjà plusieurs années que je ne porte plus de montre et je n'utilise que très très rarement un cadran pour me réveiller le matin, c'est déjà un bon début pour lâcher prise. Je continue...

Des attitudes plus que des résolutions...

J'embarque. Et vous?

samedi 1 janvier 2011

Pour 2011


Oui, cette année, je me souhaite de la douceur. C'est ma résolution bien personnelle. Tranquille. Sans fla fla. C'est plate un peu comme résolution, mais c'est ce qui résume ce que je veux de 2011. Je veux qu'elle soit douce, calme, enveloppante, pleine de chaleur, de sourire, de moments qui font du bien, de lenteur, de parcelles de silence, de paroles tendres, des moments câlins, de mains tendues, d'étreintes gentilles, de clins d'oeil complices et d'amour.

La douceur, c'est toutes sortes de choses, c'est
- m'écouter plus.
- me faire confiance.
- faire confiance aux autres.
- sourire plus.
- arrêter le temps plus souvent.
- stopper la course continuelle.
- un bain chaud.
- un verre de vin.
- un café brûlant.
- un thé partagé.
- baisser l'éclairage dans la maison.
- dire «non» sans peur.
- m'accorder des pauses.
- exiger moins de moi et surtout des autres.
- comprendre plus, écouter plus, dire plus.
- être plus indulgente.
- avoir le droit de me tromper sans me punir.
- moins d'empressement.
- faire ce que j'aime.
- plus de siestes.
- plus de marches.
- un foulard chaud.
- des vêtements confos.
- des soirées à étirer le temps.
- des amis.
- un amoureux.
- des enfants merveilleux.
- une famille.
- avoir l'esprit tranquille.
- rêver doucement.
- couper les «il faut que...».
- être toujours de plus en plus moi.
- féliciter plus au lieu de critiquer.
- cultiver les fleurs et non les mauvaises herbes.
- baisser mes attentes.
- croire.
- penser.
- flâner.
- savourer un repas.
- plus de plaisir dans chaque geste.
- ralentir.
- un millier de rires.
- des larmes parfois.
- un feu de foyer.
- une doudou.
- un pyjama moelleux.
- une crème hydratante.
- un parfum rassurant.
- moins de bruit.
- une route secondaire plutôt qu'une autoroute.
- une musique douce.
- une promesse.
- me laisser gâter.
- un plat qui mijote.
- un soleil qui se lève.
- un soleil qui se couche.
- un bisou spontané de mon garçon.
- un colleux spontané de ma fille.
- regarder des photos.
- se fabriquer des souvenirs.
- tricoter.
- un feu de foyer.
- un lit frais.
- se tromper, tomber et se relever, sans gêne.
- m'entourer de gens qui m'aiment.
- des retrouvailles merveilleuses.
- des rendez-vous qui font du bien.
- se choisir.
- rêver, imaginer et créer.
- lire, lire, lire.
- écrire, écrire, écrire.
- me reposer.
- plus de pardon.
- un morceau de chocolat sans culpabilité.
- laisser mon cœur me guider.
- un sofa confortable.
- donner.

- une lune éclairante.
- des tonnes de bisous.
- tout autant de câlins.
- une main dans la mienne.
- celle de mon amoureux trouvée au milieu de la nuit.

***
C'est aussi:

- «Il n'y a rien de plus fort au monde que la douceur.» (Han Suyin)

- «La plus grande douceur de la vie, c'est d'admirer ce qu'on aime.» (Laure Conan)

- «Tout ce qui est exquis mûrit lentement.» (Arthur Schpenhauer)

J'ai lu en 2011

Après le décompte des livres lus en 2010, j'entame 2011 avec autant de promesses de bonheurs de lecture.

- Le plus bel endroit du monde est ici. Par Frances Miralles et Care Santos. Iris n'a plus le goût de vivre, mais voilà qu'au jour le plus sombre, elle découvre un café nommé Le plus bel endroit du monde est ici qu'elle n'avait jamais remarqué avant. Et si tout changeant en y faisant la rencontre avec Luca. Mais au 6e jour, il disparait...

- Une forme de vie. Par Amélie Nothomb. Que se passe-t-il quand l'écrivaine correspond avec un soldat américain?