mardi 4 janvier 2011

C'est fini!


C'est dans le ton de mon mot de l'année. Je n'ai plus envie de courir. Ou de donner l'impression de courir. C'est fou le nombre de personnes qui nous disent «Je suis tellement occupée», «J'ai plein de trucs à faire», «Je n'arrête jamais», «Mon agenda déborde», «On n'arrête pas...». Moi, cette année, c'est tout le contraire. Je veux m'arrêter. Prendre du recul. Apprécier. Savourer. Je veux prendre mon temps. Ne pas faire partie de la course. Ne pas prendre l'autoroute, ne pas chercher à aller plus vite. Je veux y aller à mon rythme. Je ne tourne pas le dos à mes projets. Ohh non! J'en ai même d'autres en tête, encore. Plusieurs. Mais je ne veux plus me sentir «prise» par eux. Je veux avoir du temps pour en profiter... pas les vivre à toute vitesse sans les voir!

Pourquoi avons-nous besoin de montrer aux autres qu'on est occupés pour se sentir en vie? Parce que je manque de temps, c'est signe qu'on est productif? efficace? Dans le vent? En préparant un article pour Coup de Pouce sur la détente, j'ai discuté avec des psychologues sur ce sujet. Les gens ont besoin d'être occupés. Pour moins penser. Pour se croire efficace. Plus notre agenda déborde, plus on est «hot». C'est un des grands malaises, parait-il, de notre société exigeante et valorise la «performance» plus que le plaisir ou même la réalisation. Performer et (se) réaliser, ce n'est tellement pas la même chose.

Donc, je ralentis la cadence. Je vais essayer de pouvoir réellement répondre plus souvent à la question «Es-tu bien occupée?» par un simple non. Il y a déjà plusieurs années que je ne porte plus de montre et je n'utilise que très très rarement un cadran pour me réveiller le matin, c'est déjà un bon début pour lâcher prise. Je continue...

3 commentaires:

  1. Ta réflexion m'intéresse beaucoup et j'ai hâte de lire ton article!

    J'ai été un excellent exemple qui en faisait trop pour des mauvaises raisons dans le passé. Alors que je n'avais que moi à m'occuper...

    En faire moins, mais mieux. Par choix, sans obligation, avec beaucoup de plaisir tout simplement.

    Je vais essayer de te suivre!

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  2. j'aime beaucoup ton billet...hum...pour moi c'était 2010 l'année de la fin de la course. J'ai encore du chemin à faire, mais en laissant de côté la performance, je me sens bien car je fais les choses avec plus de plaisir, même les tâches ! Mais je dois dire que je suis quand même encore pas mal occupée, mais tout est dans la façon de l'aborder peut-être.

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  3. Moi aussi j'ai bien hâte de lire cet article.... et je suis tout à fait d'accord avec toi. Chez nous, on a une règle depuis quelques années: pas plus d'une activité planifiée par fin de semaine. On a un souper chez des amis le samedi soir? Alors non, on ne peut aller bruncher avec d'autres amis le dimanche. C'est tout simple comme règle, mais c'est maintenant fini les dimanches soirs où on a l'impression d'avoir couru tout le week-end et d'être tellement épuisés qu'on a presque hâte de rentrer au boulot...

    Sur un sujet connexe, je te recommande un livre sur la "suractivités" chez nos enfants: Under pressure de Carl Honoré (avec le superbe titre Manifeste pour une enfance heureuse en français). Ce livre a eu un grand impact sur ma façon d'organiser la vie de mes enfants.

    Et je rêve d'être capable d'ignorer complètement l'opinion des autres...

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