lundi 30 août 2010

L'ombre et la lumière

Lu dans Le voyage d'hiver d'Amélie Nothomb: "À l'adolescence se pose la question cruciale du rayonnement: sera-t-on dans la lumière ou dans l'obscurité?"

C'est vrai que c'est toute une quête. Un désir. Plus fort que tout. Ado, on ne veut pas rater notre coup. On croit que c'est le seul moment où on pourra choisir notre camp. Comme si tout ce qu'on sera plus tard se trouve dans ce moment précis. Comme si on ne pourrait plus passer par un autre chemin... Comme s'il n'y avait plus d'autres chemins.

Puis, on grandit. On s'aperçoit qu'on a fait des choix. Des bons. Des moins bons. On aurait aussi pu en faire des pires. Mais toujours se trouve en-dedans de nous cette ambivalence: lumière et obscurité. Ce dilemme nous suit toujours. Et on se rend compte qu'on n'a pas fini de choisir des chemins, de se tromper, de recommencer, de flirter avec la lumière, de sombrer dans une obscurité inquiétante, d'être un peu trop ébloui, de chercher la nuit pour se retrouver, etc.

Mais à l'adolescence, on ignore tout cela. On ignore que la quête dure toujours. Que les questions perdurent. Que le doute sera toujours dans notre ombre. Que nos choix ne sont pas irréversibles. Et c'est tant mieux. Car avoir la certitude que notre vie se joue là maintenant est l'unique façon d'exiger le meilleur de soi. Et à l'adolescence, on veut croire que tout est permis, que nos idéaux tiendront la route et qu'on choisit notre vie entière à ce moment précis.

C'est beau, quand même, tout cet espoir! Il ne faut pas le gâcher...

J'ai le goût d'écrire pour les ados tourmentés.

mercredi 25 août 2010

Portée et déposée

Je reviens de voir le film Mange, prie, aime. Malgré que tout le monde autour de moi n'avait pas aimé le livre, moi je l'avais beaucoup aimé. Quelque chose m'avait interpellé sans trop savoir ce que c'était. J'en étais ressortie comme "transportée"

Le film? Un peu la même chose! Je sens en moi un désir autant de découvrir des endroits que je ne connais pas (je reviens de la Gaspésie. Je sais, ce n'est pas Bali, mais pour moi c'était quand même un dépaysement...) qu'un désir de me déposer... de me trouver... d'être moi... de vivre tout simplement. Ça pourrait tout aussi bien être des endroits en moi à découvrir aussi...

Deux notions résonnent encore en moi : "dolce farniente" et "plaisir versus divertissement". J'ai le goût de me déposer. De prendre racine. De planter mes pieds dans le sol et de voir avec mon coeur. Je ne veux pas m'étourdir; je veux savourer. Je veux apprendre à ne rien faire. M'asseoir 15 minutes dehors sans livre, sans magazine, sans idée d'aller couper une fleur ou arracher une mauvaise herbe. Juste "être" là.

Je me suis beaucoup beaucoup étourdi l'an passé et je ne veux plus recommencer. Je n'étais pas bien. Je le sais. Mais c'était ma bouée de sauvetage. La seule façon de survivre, de continuer, etc. Mais là, je ne suis plus à la même place. Ma quête est autre. Je veux me déposer, tout simplement. À ma façon. Je ne prends jamais le chemin comme les autres pour arriver à mes fins. Je fais à ma tête. Bien souvent à contre courant. Autrement. À ma façon, finalement. Et j'y arrive. À ma façon encore. Et ce que je vais faire encore.

Cette fois-ci, une amie qui est allée voir le film elle-aussi (le même soir, toute seule elle aussi, mais pas au même cinéma!) m'a promis qu'on s'aiderait dans notre quête de se trouver et de se déposer.

C'est mon objectif automnal... et aussi d'essayer quelques recettes très italiennes... ;-)

mardi 10 août 2010

Elle était là...

Tout près. Je sentais que quelque chose se tramait. Qu'une idée essayait de percer. De fendre mon brouillard. Là, voilà! Je ne sais pas trop encore quoi réellement faire avec. Comment je la modèlerai, mais elle est là...
Merci.

lundi 9 août 2010

À méditer...

"Tellement pressée d'arriver là où je vais que j'accorde peu d'importance à là où je suis?"

Que c'est bien dit. Et c'est Nahalie qui l'a dit ici. J'aime quand je rerouve chez les autres des idées qui me ressemblent, des réflexions que je fais aussi.

Demain, je vais dîner avec une amie. On dirait qu'il y a une éternité que je n'ai pas fait cela. J'ai hâte.

dimanche 8 août 2010

Je lis parce que...

Publiée sur le blogue Carnet littéraire, la liste des 100 livres québécois à lire. J'en ai lu 17. C'est peu, que je me disais. Mais au fond, la lecture, ça se calcule? Peu importe le nombre, comme a dit quelqu'un sur une discussion sur Facebook, c'est ce qui nous reste de nos lectures qui importe. J'ai trouvé que c'était très vrai.

On ne lit pas pour impressionner les autres. On ne lit pas pour "accumuler" des lectures. On ne lit pas pour garnir une bibliothèque (ou mille!). On ne lit pas pour tourner des pages. On lit parce que ça nous aide à vivre. Parce que ça nous amène ailleurs. Parce que ça nous fait du bien, tout simplement. Parce qu'on découvre de nouvelles choses. Parce que ça nous emporte. Parce que ça nous donne des racines. Parce que...

Parce que quoi, pour vous?

vendredi 6 août 2010

Pas de hiérarchie!

Je n'aime pas beaucoup la hiérarchisation de la lecture. En fait, je ne l'aime pas du tout. Pas du tout. Selon moi, il n'y a pas de "bonne" et de "mauvaise" lecture. On peut se plaire à lire un best-seller sans avoir honte de ne pas se plonger dans un grand classique. Je n'avais jamais senti qu'il fallait lire plutôt ceci que cela. Moi, quand je lis, c'est pour le plaisir! Le plaisir tout court. Le mien. Parfois, j'aime me creuser la tête, d'autres fois non. Je ne choisis pas mes livres parce qu'ils sont québécois, américains ou européens; je les choisis avec mon coeur. Je les choisis parce qu'ils m'interpellent!

J'ai de la difficulté à comprendre ceux qui clament que les Jean-Coutu ne devraient pas vendre des livres. Euh! Si les gens lisent plus, ce n'est pas une bonne nouvelle, cela? Moi ce qui m'importe c'est que les gens lisent, petits et grands. Quand on commence à hiérarchiser les lecteurs et leurs lectures, je trouve qu'on passe à côté de l'essentiel. Car quelqu'un qui achète un livre chez Jean-Coutu ne fréquenterait peut-être pas une librairie. Tant mieux si les livres viennent à eux. Et si je lis un best-seller, peut-être que je m'intéresserai plus tard à d'autres genres de lectures. Peut-être pas non plus et ce ne sera pas plus grave!

Mes enfants relisent les mêmes livres plusieurs fois. Ouin, pis? Ils lisent. Ils se plongent dans un livre plutôt que sur un jeu vidéo dans l'auto. Leur montrer qu'il y a des "bons" et des "mauvais" livres: très peu pour moi. Il y a une panoplie de livres pour qu'un jour il découvre celui qui fera en sorte qu'ils ne pourront plus jamais arrêter de lire... pour le plaisir.