samedi 30 mai 2009

Humains aigre-doux




Humains aigres-doux, par Suzanne Myre, Les éditions Marchand de Feuilles, 2004. ISBN: 9782922944136

Aimé surtout la première nouvelle même si elle était un peu longue. Humour, ironie. Analyse de l'amitié féminine et de ses couches superficielles. Suzanne Myre a déjà dit qu'elle se débarasse de ce qui l'indispose en écrivant. On se doute que ceux qui sont obsédés par l'apparence et les "gros cabanons" sont dans sa liste. J'aime!

Jouer active l'imagination

Jouer à des jeux en sortant des sentiers battus, en inventant de nouvelles règles, c'est dégourdir notre imagination. J'aime quand les enfants "inventent" des histoires.

Hier, on a joué à un jeu - Imagine - où Adèle a activement participé. C'est un jeu que j'utilise aussi dans mes activités d'animation avec les enfants. Fort intéressant! Ça dérouille nos circuits, nous oblige à penser vite, à ne pas se fier si "ça se peut ou non" et à plonger. Le jeu parfait!

jeudi 28 mai 2009

Jardiner pour créer

Quand je pioche dans mon jardin, que je transplante une nouvelle sorte d'échinacée ou que j'arrache avec vigueur des milliers de pissenlits, quand j'effeuille un hydrangé fané ou que je coupe quelques fleurs pour m'en faire un bouquet, je me sens bien. C'est pour moi une thérapie verte. Un bonheur tout aussi vert.

Je me rends compte que je fais ainsi le ménage dans mes pensées. Épure mes idées. Classe mes projets. Enterre de vieilles haches de guerre. Désengorge des coins de mon esprits. Secoue quelques émotions.

Moi, pour créer, j'ai besoin de faire de l'espace. J'ai besoin de faire le vide. Pour mieux plonger. Pour mieux refaire le plein. Jardiner est un de mes moyens pour mieux écrire par la suite. Que ce soit un article, un chapitre, un message pour un de mes blogues.

dimanche 24 mai 2009

Pépinière ou incubateur

Hier, c'était le spectacle de danse de ma fille. Le thème "Incubateur de talents". C'est vrai que pour encourager la créativité chez les enfants, il faut leur laisser la place.

Je ne suis pas très fière de moi, mais parfois je la "dirige" trop dans ses bricolages. De notre regard d'adulte, avec notre expérience, on sait, par exemple, que si on coupe trop d'une façon, le résultat ne sera pas extraordinaire... elle, elle ne le sait pas! Il faut qu'elle le fasse pour s'en apercevoir. Je pensais que je n'aurais pas cette habitude, que je ne ferais pas cela. Au contraire. Je suis comme tout le monde... Mais là, on s'est fait la promesse de créer plus cet été (et moi secrètement, je lui ai fait la promesse de la laisser aller!). Une virée dans une boutique de brico nous a "crinqué".

On se prépare un bestiaire en images. Même mon fils pourra nous aider. Tous les animaux qu'on verra cet été seront croqués sur le vif. Interdiction de photographier deux fois le même (autrement, j'aurais 300 photos d'écureuils!!). Nous sommes très excités par le projet. Et c'était nous voir hier au magasin choisir l'album qui deviendra THE album!

Notre maison sera pour l'été une pépinière d'idées ET un incubateur où se dévoilera de petits (et grands) talents.

jeudi 21 mai 2009

Une maille à la fois

J'aime le tricot. J'aime voir se créer tranquillement une petite pièce délicate et colorée. Maille par maille, brin par brin. Le tricot exige de la patience. Je n'en ai pas. Alors je la travaille. Fort.

Le tricot me permet de penser.Quand je tricote (en faisant écoutant un film, entre Montréal et Québec, au chalet, etc.), je suspends le temps.

Faire un travail manuel nécessitant des actes répétitifs, comme tricoter, serait efficace pour réduire les tensions. Tricoter contribue à modérer l’activité du cerveau (le néocortex) et réduire le taux d’adrénaline (que je rapportais dans une chronique il y a 3 ans) Merveilleux, non?

Bref, j'ai au moins 3 projets en branle (encore et toujours) et c'est un plaisir profond que de renouer avec mes broches, mes bouts de laine et mes cahiers de patrons. C'est tellement loin de ce que je fais habituellement que ça me ramène... à moi!

Sur ce... Bonne nuit! Et prochainement, il faut absolument que je lise The Friday Night Knitting Club.

Sortir...

de notre jardin...
de notre zone de confort...
de nos habitudes...
de nos lieux connus...
de soi...
de chez soi...
du cadre...


Oser. Commencer par la fin. Finir par le début. Repousser. Y revenir. Mettre en veilleuse.

Aujourd'hui, il faisait trop beau pour rester enfermée. Plein de projets m'attendaient pourtant, mais je n'ai rien fait. On est sorti jouer dehors. Les deux pieds dans la nature. Avec les enfants. Puis, comme par magie, les idées se mettent en place d'elles-mêmes ensuite. Faut pas résister à l'appel du large. On ne sait pas où ça peut nous mener...

mercredi 20 mai 2009

Le carton jaune - ou les livres jeunesse et moi!

J'ai toujours aimé lire. Donc, comme tous les enfants, j'ai commencé par lire des livres pour les jeunes! Le bonheur! J'ai lu de tout: Judy Blume, Dominique Demers, Ginette Anfousse, Raymond Plante, Robert Soulières, des romans très roses simili-Harlequin, des tas de J'aime lire, des albums, etc.

J'étais loin de me douter qu'à 30 ans passés, j'en lirais encore avec le même ravissement! J'en lis parce que j'en écris. Ou j'en écris parce que j'en lis. Peu importe. La littérature pour la jeunesse regorge de petits trésors bruts que bien des adultes auraient avantage à lire. Ce n'est pas une "petite littérature". Oh que non! Et je me fâche quand on la traite ainsi.

Les jeunes cosntituent un public exigeant, sélectif, captif, fidèle et intéressé. Pas question de leur passer n'importe quoi. C'est tellement beau de les voir se promener dans les salons du livre, leurs sous glissés dans un Ziploc mal attaché.

Bref, je lis des livres pour enfants. Tout plein. En alternance et en parallèle à des lectures adultes. Petite, je me rappelle que je zieutais les rayons des livres de "grands". Et je ne me suis jamais senti aussi grande que lorsqu'à la bibliothèque, on a échangé ma carte verte pour "enfant" pour une belle carte jaune d'adulte! Je tenais dans mes mains le bonheur! Étrange quand même quand on sait que maintenant chaque fois que je vais à la bibliothèque du quartier à aller scruter les rayons des enfants...

Tout cela pour dire que je me promets un tas de lecture cet été et j'en ferai de brefs compte-rendus de mes coups de coeur ici.

Ma vie de reptile


Ma vie de reptile, par Sylvie Massicotte, La courte échelle, collection Mon roman, 2006.



Bouleversant. Précis. Juste. Imagé. Nouveau.

Mon jardin de pensée (1)

"Aime tes doutes, mais doute raisonnablement. Tu as tout ce qu'il faut."
envoyé par mon amie Chantal Dauray
J'en ai bien besoin... ;-)

Et si j'allais au camp cet été?

L'écriture de nouvelles me tente. De plus en plus. Je sens que ça pousse en moi. Voilà que je découvre le camp littéraire Félix. Le rêve, quoi?

Et si au lieu des enfants, c'était moi qui allais au camp cet été... L'idée est lancée.

mardi 19 mai 2009

L'heure est venue...

Chacun a la sienne. Son heure pour créer. Moi, c'est tôt, très tôt le matin, alors que la maison est endormie, qu'il fait encore noir dehors, que seuls quelques gentils oiseaux gazouillent et que pointe au loin un timide soleil. Ou encore le soir, une fois tout mon monde au lit, quand le silence reprend ses droits dans la maison, quand envahit le ronron du réfrigérateur, quand j'entends à nouveau craquer un bout de plancher, quand rythme le tic-tac de l'horloge accrochée au mur, grande oubliée dans le brouhaha de la journée.

J'ai besoin de calme pour écrire en profondeur. Un calme serein. Limite plate, un peu. Je peux écrire, noter, penser et même créer avec bien du bruit autour. C'est le travail de "surface". Mais vient une heure où j'ai absolument besoin de ma bulle.

Et là, à 22h06 bien exactement, j'annonce que si la tendance se maintient, je vais pouvoir profiter de mon heure pour avancer mes corrections. Allez!

(Ac)cueillir l'inspiration

Comme un pousse fragile, l'inspiration ne supporte pas qu'on la brusque ou qu'on la manipule de force.

Je répète souvent aux enfants que je rencontre pour présenter mes histoires que si je plante une graine pour faire pousser un grand tournesol même si je tirais dessus alors qu'il n'y a qu'une petite pousse verte qui a enfin réussi à s'extraire du sol... je ne réussirais qu'à briser ma pousse. Même chose avec les idées.

Il faut accueillir les idées. Leur faire de la place. Les écrire dans des cahiers. Les noter. Les classer. Mais surtout les laisser venir. Ne pas stopper l'élan. Ne pas résister non plus.

L'inspiration du moment nous semble plutôt mauvaise. On la garde quand même. On la jettera plus tard si vraiment elle reste mauvaise.

Accueillir l'inspiration, c'est accepter ses émotions. Les tristes comme les joyeuses. Les souffrantes comme les douces. C'est s'ouvrir à un monde. C'est y croire. C'est vivre. Tout simplement.

Mes notes et moi

Selon moi, il faut savoir "capturer" nos idées pour les mettre ensuite dans notre pépinière. Pour qu'elles grandissent discrètement, sans faire de bruit, doucement. Faire ses racines. Croître dans l'ombre pour un jour... éclore! Et pour capturer des idées, il faut avoir nos armes. Les miennes? Un crayon (joli de préférence, mais un Bic fait tout aussi bien l'affaire) et des cahiers. Multipliez-les (les crayons et les cahiers) pour que le même phénomène se produise pour vos idées.

Voici ce que j'ai trouvé sur le site de Sophie Lavoie, coach-inspiratrice. Je me promets de creuser ce site en profondeur très bientôt... Là, au boulot!


Jeunes pousses


Voilà, ma pépinière à idées est ouverte! Que tous ceux et celles qui aiment la création, l'imagination, l'écriture et les projets y soient les bienvenues.

Vous carburez aux projets? Aux idées? Aux couleurs? Aux phrases, aux mots ou aux illustrations? On partage nos bons coups, alors?

Si vous avez toujours une graine d'idée en tête? Une jeune pousse frêle qui s'émoustille sous le soleil? Une forêt de projets à réaliser? On va bien s'entendre.

Voici la pépinière où on fait fleurir toutes les facettes de soi...

dimanche 17 mai 2009

Plus tard, c'est quand?

Roman jeunesse, Boomerang Éditeur Jeunesse, Collection M’as-tu lu?, 2006. ISBN : 9782895951957
Illustrateur : Jean Morin